Dans une éphémère feuille dada intitulée La Pomme de Pins, Picabia affirmait en 1922 : Picasso est le seul peintre que j’aime. Une exposition portant sur Picasso et Picabia pourrait commencer avec ce constat en forme de déclaration d’amour : Picabia aimerait Picasso. S’agit-il là d’une nouvelle illustration de la force d’attraction et de l’influence prépondérante de Picasso sur un artiste du XXe siècle ? Cette exposition suggère que l’affaire est plus compliquée : car la déclaration d’amour à Picasso est à relier aux innombrables saillies et pastiches du dadaïste à son encontre.
Première exposition à vouloir confronter l’art de Picasso et de Picabia, cette manifestation entend proposer au public un tandem inédit de l’histoire de la peinture au XXe siècle.
Portant sur cinquante années d’une
production artistique foisonnante et ininterrompue, Picasso-Picabia privilégie autant des chefs-d’oeuvre que des réalisations plus méconnues parfois, des deux artistes d’ascendance espagnole. Cette histoire de peinture, faite d’oppositions, de rivalités, mais aussi de troublantes ressemblances entend mettre en lumière des pratiques et des courants picturaux fondateurs de la modernité : cubisme et orphisme, machines dada et classicisme ingresque, “surréalisme monstre” du milieu des années 1920 dans le sud de la France, portraits féminins des années 30, ou bien encore l’usage essentiel de la photographie. Œuvrant avec la même liberté, Picasso aurait pu se qualifier comme le faisait Picabia “d’artiste en tous genres”, et qui l’un comme l’autre, auront changé le destin de la peinture dans le siècle.
Visites guidées (1 heure)
- en français, du mardi au dimanche à 11h et 14h30.
- en anglais, les vendredis à 15h.







Rendez-vous incontournable de cet automne, Chroniques des imaginaires numériques est une biennale consacrée au lien entre création contemporaine et les nouvelles technologies.
Provence à l’Hôtel de Caumont Centre d’Art vient de se terminer.





Labellisé “musée de France”, le Musée Granet est un des plus important musée de province avec des oeuvres majeures de la peinture française du XVIème au XXème siècle, mais aussi des différentes écoles hollandaises, flamandes et belges. Près de 600 oeuvres sont exposées et une salle entière est consacrée à Paul Cézanne.

Avant d’être collectionneur, Jean Planque a été peintre. Un peintre irrésistiblement attiré vers la lumière. La preuve en est que, à peine gagne-t-il ses premiers sous, il cherche à se rendre à Aix-en-Provence, au pied de la montagne Saint Victoire, où Cézanne, son modèle absolu, avait posé son chevalet.
Aujourd’hui, Le Pavillon de Vendôme abrite un musée de sites et de beaux arts. Le jardin à la française qui l’agrémente invite volontiers à une promenade au cœur de l’histoire : buis taillés, fontaines et roseraie accompagnent dans ce voyage.



